Les saignements ont continué 10 à 14 jours encore et il n'était donc pas question que je reparte faire du porte à porte . J'ai gardé le lit quelques jours et puis un mois après j'ai obtenu un boulot dans un centre d'appels qui correspondait mieux à quelque chose de supportable pour une femme enceinte.
Je marchais, courrais certaines fois pour attraper le bus, puis le métro, puis pour arriver au travail et je restais assise plusieurs heures. Je sentais mon bébé grossir mais surtout je sentais son poids. J'avais parfois l'impression qu'il tombait dans mon vagin. Mais c'était ma première grossir toutes ces sensations étaient nouvelles et étranges pour moi. Je tenais bon au travail malgré la fatigue générale, les maux de dos, mon hypersalivation absolument incompatible avec un travail de centre d'appels; tout ça parce que j'espèrais obtenir l'assurance collective et le congé maternité au bout d'un moment et que le salaire me permettait de régler petit à petit les sommes dues à l'hôpital.
A 10 sa, j'ai enfin eu un rdv avec un gynécologue qui m'a vue juste 5 minutes pour écouter le battement cardiaque du bébé et me dire qu'il allait me suivre jusqu'à l'accouchement.
J'ai pris un rdv pour l'échographie de la clarté nuccale pour les 12 sa mais mon mari et moi avons décidé de ne pas la faire car en cas nous aurions procédé à un avortement.
Quelques jours après la secrétaire du gynécologue m'a contactée pour me dire qu'étant donné que je n'avais pas d'assurance je devais versé 7000 dollars canadiens pour le médecin et l'anesthésiste et prendre les renseignements à l'hôpital pour les frais d'accouchement et d'hospitalisation. L'hôpital nous a demandé 10 000 dollars pour l'accouchement. Il aurait alors fallu que mon mari et moi déboursions 17 000 dollars pour l'accouchement.
Cette nouvelle m'a énormément causée des inquiétudes. Ainsi j'étais beaucoup stressée et accablée au point que je ne voulais plus rencontrer de médecin de peur d'augmenter ma facture qui s'élevait déjà et attendait d'être réglée à l'hôpital.
C'est avec joie et aussi appréhension que nous avons atteint les 18 sa. Nous avions peur que les saignements du début aient affecté le développement du bébé, étant donné que nous n'avions pas fait l'examen de clarté nuccale nous étions dans l'inconnu, ensuite il nous fallait déboursé des sommes astronomiques et mon ventre s'alourdissait j'avais du mal avec le travail et je subissait des tensions au boulot. Mais nous avions la joie de découvrir enfin si nous attendions une petite princesse ou un petit prince.
C'est avec un soulagement énorme que nous avons vu à l'échographie un garçon qui avait bien grandi depuis les 8 sa, qui était bien formé et qui suçait son pouce.
Mon parcours tumultueux pour devenir mère
Beaucoup de témoignages m'ont permis de tenir bon pendant ma grossesse difficile, je souhaite aussi partager mon expérience pour soutenir des femmes qui vivent des moments difficiles avec l'espoir ardent de devenir mère un jour.
lundi 31 août 2015
samedi 29 août 2015
Mon début de grossesse
En fin février 2015, je venais d'obtenir une embauche dans une société de vente en porte à porte de forfaits internet et téléphone, payée à la commission et malgré le sentiment d'exploitation j'avais envie de tenter l'expérience ne serait ce que pour avoir une expérience québécoise.
Mais après quelques jours à marcher tous les après-midi le long des rues et à se faire rejeter sur le perron par des personnes révoltées contre la compagnie dont je distribuais les forfaits, j'ai remarqué un début de saignement que j'ai mis sur le compte de règles. Mais après une semaine de suintement j'ai fini par m'interroger et en parler à mon mari. Celui m'a reprochée de n'avoir pas été interpellée plus tôt et il m'a dit j'ai rêvé que tu étais enceinte. J'ai eu un rire nerveux parce que j'ai été percuté par cette idée d'être enceinte. Même si j'espérais qu'on ferait un enfant avec un cycle irrégulier et même pas encore 2 mois de mariage. Je n'avais pas envisagé cette hypothèse surtout qu'une grossesse signifie au contraire une absence de saignement.
"Nous allons faire un test de grossesse de matin" m'a-t-il dit.
Effectivement le lendemain matin j'étais encore au lit quand il est sorti et est revenu quelques minutes plus tard avec un test de grossesse.
Après le fameux pipi matinal et les 3 minutes d'attente interminables, un résultat s'est affiché que mon cerveau a refusé de comprendre. Quand je suis revenue à moi même j'ai crié et mon mari a accourru. "c'est positif ?" il a compris que oui par l'effroi qu'il a lu sur mon visage et il s'est mis à crier aussi et nous nous sommes mis à crier ensemble mélangeant cris d'effroi et cris de joie. C'est un moment de pur bonheur, d'excitation, de peur que nous nous n'oublierons pas.
Et donc après cette révélation il était plus qu'urgent que nous allions en consultation parce que les saignements étaient inquiétants dans ce cas.
Après 4h d'attente dans l'angoisse pour la première fois dans les hall de l'urgence de l'hôpital et imaginer notre future vie de parents, j'ai été appelée et un médecin m'a examinée.
"Vous faites une fausse couche " m'a-t-elle dit. " J'ai prélevé des débris placentaires que nous faire examiner." Le sol s'est ouvert sous mes pieds. Puis elle est allée chercher l'échographe et après plusieurs essaie elle m'a dit "il faut que vous fassiez une échographie demain en service de radiologie. Ils ont un meilleur matériel et on procédera à un curetage ensuite."
Après une prise de sang, comme un zombie je suis ressortie les larmes au yeux, j'ai répété tous ces mots à mon mari. Même si ça faisait beaucoup de nouveaux mots nous avons compris l'idée. 5h après l'euphorie du test de grossesse, nous n'avions plus de bébé.
Le lendemain nous avons eu échographie qui a révélé que j'étais enceinte de 6 sa. "il ya bien un sac gestationnel ce n'est pas un oeuf clair mais à ce stade et avec tous saignements, on ne peut pas prévoir comment ça va évoluer. Nous allons vous programmer pour une autre prise de sang le 8avril dans une semaine pour voir si votre grossesse a évolué dans le cas contraire nous procéderons à un curetage."
Nous sommes rentrés chez nous dans la confusion, l'inquiétude, l'incertitude quand à l'avenir de notre bébé. Nous avons prié, appelé nos parents en Afrique qui ont prié aussi. Nous avons gardé la foi que notre bébé grandira.
Mais 2 jours après alors que je prenais ma douche les saignements se sont accentués et j'ai cette fois perdu un gros caillots. J'étais désemparée. J'ai appelé mon mari qui est rentré et nous sommes retournés aux urgences. Au niveau du tri, l'infirmière m'a conseillée de rentrer chez moi et revenir seulement si je saignait abondamment plus d'une serviette à l'heure.
Nous avons vécu des moments difficiles. Le mercredi, le fameux mercredi 8 jour du verdict paraissait loin, si loin. Trop longues étaient ces journées nous étions dans l'incertitude et où internet était notre seul repère. Tantôt on trouvait un témoignage ou le bébé avait survécu malgré les saignements et nous reprenions espoir.
Tantôt un ou le bébé était partir et nous nous effrondions. Et mon mari qui m'attendait de pied ferme à chaque fois que je m'hasardais dans les toilettes pour quoi que ce soit avec sa question "encore des saignements ?" et moi qui répondait toujours avec ma mine déconfite oui de la tête.
Ce fameux 8 est arrivé et de retour au l'hôpital au moment de la prise de sang l'infirmière nous a indiqué qu'elle ne pouvait procéder à la prise de sang que si nous réglions la somme parce que je n'avais pas d'assurance santé. Alors nous sommes allés à la comptabilité où nous a éclaté en pleine figure la facture de plus de 1200 dollars canadiens comprenant plus de 700 dollars pour notre première visite à l'urgence, 200 dollars pour la prise de sang de ce jour ainsi si que près de 300 dollars pour l'échographie du lendemain. Nous devions en plus régler 200 dollars pour la prise de sang de ce jour.
Pour régler la facture de 1200 dollars nous avons négocier une entente de 150 dollars par mois et nous avons réglé la prise de sang.
Mon mari étant aux études et moi ne travaillant pas notre situation financière ne nous permettait pas de faire face à des factures pareilles sans aucune assurance.
Après la prise de sang nous avons attendu autour d'une heure et nous avons ensuite été reçu par un docteur qui nous a donné la bonne nouvelle que mon taux d'hormones avait augmenté et donc notre grossesse se poursuivait. Il n'était plus question de curetage. C'était gloire à Dieu.
Même si nous avions réalisé que sans assurance faire face à tous ces frais d'hôpitaux était un gros problème pour nous, la joie de savoir que notre bébé s'accrochait était la et nous boostait pour la suite.
Mais après quelques jours à marcher tous les après-midi le long des rues et à se faire rejeter sur le perron par des personnes révoltées contre la compagnie dont je distribuais les forfaits, j'ai remarqué un début de saignement que j'ai mis sur le compte de règles. Mais après une semaine de suintement j'ai fini par m'interroger et en parler à mon mari. Celui m'a reprochée de n'avoir pas été interpellée plus tôt et il m'a dit j'ai rêvé que tu étais enceinte. J'ai eu un rire nerveux parce que j'ai été percuté par cette idée d'être enceinte. Même si j'espérais qu'on ferait un enfant avec un cycle irrégulier et même pas encore 2 mois de mariage. Je n'avais pas envisagé cette hypothèse surtout qu'une grossesse signifie au contraire une absence de saignement.
"Nous allons faire un test de grossesse de matin" m'a-t-il dit.
Effectivement le lendemain matin j'étais encore au lit quand il est sorti et est revenu quelques minutes plus tard avec un test de grossesse.
Après le fameux pipi matinal et les 3 minutes d'attente interminables, un résultat s'est affiché que mon cerveau a refusé de comprendre. Quand je suis revenue à moi même j'ai crié et mon mari a accourru. "c'est positif ?" il a compris que oui par l'effroi qu'il a lu sur mon visage et il s'est mis à crier aussi et nous nous sommes mis à crier ensemble mélangeant cris d'effroi et cris de joie. C'est un moment de pur bonheur, d'excitation, de peur que nous nous n'oublierons pas.
Et donc après cette révélation il était plus qu'urgent que nous allions en consultation parce que les saignements étaient inquiétants dans ce cas.
Après 4h d'attente dans l'angoisse pour la première fois dans les hall de l'urgence de l'hôpital et imaginer notre future vie de parents, j'ai été appelée et un médecin m'a examinée.
"Vous faites une fausse couche " m'a-t-elle dit. " J'ai prélevé des débris placentaires que nous faire examiner." Le sol s'est ouvert sous mes pieds. Puis elle est allée chercher l'échographe et après plusieurs essaie elle m'a dit "il faut que vous fassiez une échographie demain en service de radiologie. Ils ont un meilleur matériel et on procédera à un curetage ensuite."
Après une prise de sang, comme un zombie je suis ressortie les larmes au yeux, j'ai répété tous ces mots à mon mari. Même si ça faisait beaucoup de nouveaux mots nous avons compris l'idée. 5h après l'euphorie du test de grossesse, nous n'avions plus de bébé.
Le lendemain nous avons eu échographie qui a révélé que j'étais enceinte de 6 sa. "il ya bien un sac gestationnel ce n'est pas un oeuf clair mais à ce stade et avec tous saignements, on ne peut pas prévoir comment ça va évoluer. Nous allons vous programmer pour une autre prise de sang le 8avril dans une semaine pour voir si votre grossesse a évolué dans le cas contraire nous procéderons à un curetage."
Nous sommes rentrés chez nous dans la confusion, l'inquiétude, l'incertitude quand à l'avenir de notre bébé. Nous avons prié, appelé nos parents en Afrique qui ont prié aussi. Nous avons gardé la foi que notre bébé grandira.
Mais 2 jours après alors que je prenais ma douche les saignements se sont accentués et j'ai cette fois perdu un gros caillots. J'étais désemparée. J'ai appelé mon mari qui est rentré et nous sommes retournés aux urgences. Au niveau du tri, l'infirmière m'a conseillée de rentrer chez moi et revenir seulement si je saignait abondamment plus d'une serviette à l'heure.
Nous avons vécu des moments difficiles. Le mercredi, le fameux mercredi 8 jour du verdict paraissait loin, si loin. Trop longues étaient ces journées nous étions dans l'incertitude et où internet était notre seul repère. Tantôt on trouvait un témoignage ou le bébé avait survécu malgré les saignements et nous reprenions espoir.
Tantôt un ou le bébé était partir et nous nous effrondions. Et mon mari qui m'attendait de pied ferme à chaque fois que je m'hasardais dans les toilettes pour quoi que ce soit avec sa question "encore des saignements ?" et moi qui répondait toujours avec ma mine déconfite oui de la tête.
Ce fameux 8 est arrivé et de retour au l'hôpital au moment de la prise de sang l'infirmière nous a indiqué qu'elle ne pouvait procéder à la prise de sang que si nous réglions la somme parce que je n'avais pas d'assurance santé. Alors nous sommes allés à la comptabilité où nous a éclaté en pleine figure la facture de plus de 1200 dollars canadiens comprenant plus de 700 dollars pour notre première visite à l'urgence, 200 dollars pour la prise de sang de ce jour ainsi si que près de 300 dollars pour l'échographie du lendemain. Nous devions en plus régler 200 dollars pour la prise de sang de ce jour.
Pour régler la facture de 1200 dollars nous avons négocier une entente de 150 dollars par mois et nous avons réglé la prise de sang.
Mon mari étant aux études et moi ne travaillant pas notre situation financière ne nous permettait pas de faire face à des factures pareilles sans aucune assurance.
Après la prise de sang nous avons attendu autour d'une heure et nous avons ensuite été reçu par un docteur qui nous a donné la bonne nouvelle que mon taux d'hormones avait augmenté et donc notre grossesse se poursuivait. Il n'était plus question de curetage. C'était gloire à Dieu.
Même si nous avions réalisé que sans assurance faire face à tous ces frais d'hôpitaux était un gros problème pour nous, la joie de savoir que notre bébé s'accrochait était la et nous boostait pour la suite.
Qui suis je ?
Je viens de retrouver mon blog que j'avais créé et oublié depuis longtemps. Je me rends compte du besoin que j'ai de mettre à écrit cette expérience qui occupe mes pensées depuis un mois et demi maintenant. Je change le titre de mon blog et je lance mon article sans entrée en matière, sans plan.
J'ai 22 ans. Je suis mariée depuis le 27 décembre à l'homme de ma vie. Notre idylle dure depuis septembre 2012 et nos projets de vie sont maintes. Avoir un enfant est le plus grand de tout. Ca toujours été un rêve pour nous. Et depuis que nous sommes mariés, nous sentons ce rêve désormais à notre portée.
Nous vivons à Montréal.
J'ai 22 ans. Je suis mariée depuis le 27 décembre à l'homme de ma vie. Notre idylle dure depuis septembre 2012 et nos projets de vie sont maintes. Avoir un enfant est le plus grand de tout. Ca toujours été un rêve pour nous. Et depuis que nous sommes mariés, nous sentons ce rêve désormais à notre portée.
Nous vivons à Montréal.
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